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L'église de Saint-Pierre-du-Mont

Un peu d'histoire

Le territoire de Saint-Pierre-du-Mont appartenait à l'Abbaye bénédictine de Saint-Sever qui y avait établi deux prieurés, celui de Saint-Pierre-du-Mont et celui de Saint-Genès des Vallées.
C'est sur ce même territoire que fut secondairement créée la Ville de Mont-de-Marsan ce qui explique que les maires de cette ville prêtaient serment dans l'église de Saint-Pierre-du-Mont. La prestation de serment traduite du gascon était celle-ci :

" Par Dieu et par Monseigneur Saint-Pierre, je jure que je serai bon et loyal à la ville, que je lui procurerai tous les biens et lui épargnerai tous les maux ; que je ferai avec Conseils les choses douteuses, que je rendrai justice aux petits et aux grands comme ont fait les autres maires et mieux encore si je sais. Ainsi Dieu aidant et Monseigneur Saint-Pierre."

Saint-Pierre était, depuis l'aube du XIIème siècle le siège d'une confrérie des bateliers de la Midouze.

Au cours du Moyen Age, les pèlerins de Saint-Jacques venant de Mont-de-Marsan passaient par Saint-Pierre-du-Mont et traversaient la forêt de Mauco pour gagner le gîte du " Bas du Pouy " à Saint-Sever.

L'église romane, classée, construite au XIème siècle fut incendiée et ruinée au XVIème siècle pendant les guerres de religion. Sa nef fut reconstruite au siècle dernier. Elle ne conserve plus de l'époque romane, qu'un beau chevet triconque dont les trois absides sensiblement égales sont disposées autour d'un carré surmonté par son clocher.  . Ce chevet est édifié en petits moellons allongés, à l'exception de la partie supérieur des absides et de tous les angles qui sont en moyen appareil. Les fenêtres, au nombre de trois dans l'abside principale, d'une seule dans l'axe de chaque abside latérale, sont fermées par un linteau monolithe

La tour comporte une baie sur chaque face. Les trois hémicycles sont couvert d'un cul-de-four, le carré sans doute d'une coupole aujourd'hui cachée par un décor de stuc de la fin du XVIIIème siècle qui est l'œuvre des frères MAZETTI auxquels on doit également un bel autel de marbre de couleur.

Au sommet des absides orientales et méridionales et du clocher, une corniche repose sur un remarquable ensemble de modillons qui offrent des thèmes et des motifs semblables à ceux de Saint-Sever et de Bostens. On y retrouve des copeaux et des rouleaux, de nombreuses têtes d'animaux, des personnages en buste, ainsi que des boules, des étoiles alvéolées, des serpents enlaçant des figures. Comme ce décor est associé à un appareil différent de celui qui règne dans la majeure partie du chevet, il est possible qu'il ait été ajouté, à l'extrême fin du XVIème ou au début du XVIIème siècle, à un édifice légèrement antérieur.

On note à l'intérieur, l'existence d'une statue de Saint-Louis sous les traits de Louis XVI, d'une belle statue dorée représentant la Vierge et d'un trois-mâts, ex-voto de la Confrérie des bateliers qui a longtemps été suspendu à la voûte.

 

 

  

 

DECEMBRE  2011 

"De toutes les nations, faites des disciples !"

le nouvel autel de St-Pierre du Mont (40)
 

 

 

Le chœur roman de l’église Saint-Pierre du Mont (Landes), remanié avant la Révolution par des artistes piémontais, n’avait jamais été doté d’un mobilier liturgique « définitif » après la Réforme de Vatican II. Toujours en attente d’achèvement de restauration depuis plus de vingt ans, encore partiellement occupé par des meubles provisoires et sans grâce, cet espace est désormais orné d’un autel béni par Mgr Philippe BRETON en décembre 2011.

 

Il s’agit de la première tranche d’un réaménagement global, que seules les faibles ressources empêchent la paroisse de mener d’un trait. Pour réaliser ce projet, la Commission diocésaine d’art sacré a coopéré avec Pascal DAUDON, plasticien bordelais, landais d’origine. On lui devait déjà deux panneaux du décor encadrant l’entrée du chœur : une Annonciation et une Résurrection

 

 

La force plastique de son travail et sa richesse chromatique répondait élégamment à la – relative – exubérance baroque des frères Mazzetti (ancien autel et décors de la tour lanterne), tout en proposant une œuvre aussi marquante qu’en harmonie avec l’esprit du lieu.

La CDAS a défini avec le plasticien, pour l’autel mobile, une forme rectangle en léger biseau des côtés vers le haut, dans un simple mais beau bois de hêtre (Bernard LEMESRE, ébéniste) : hauteur 95 cm ; largeur 105 cm ; profondeur 85 cm. Et pour le décor (Pascal DAUDON), on a choisi de rappeler la mission apostolique : « Allez, de toutes les nations faites des disciples » Matthieu 28, 19.

 

Les quatre faces de l’autel sont ainsi une évocation de la marche missionnaire des Douze. Leur figuration, s’arrêtant à hauteur de poitrine, fait abstraction de visages anecdotiques : seule prévaut ici la dynamique de la marche et l’harmonie colorée des drapés se détachant sur un fond brun-rouge de très belle tenue. Sur la face principale, Saint Pierre tient les « clefs de l’Église » : « Sois le pasteur de mes brebis » Jean 21, 16. Douze paroissiens avaient auparavant pris la pose photographique pour figurer les disciples !


 

Ces figures des Apôtres sont traitées exclusivement à l’encre de haute qualité, appliquée directement sur le bois pour en laisser transparaître le dessin des fibres. Les personnages et les drapés de leurs vêtements sont travaillés directement au doigt - ni pinceau ni brosse – offrant de superbes modelés dont la vigueur surprend les visiteurs de l’église.

Le plateau est orné d’un grand poisson, finement gravé, référence directe au ICHTUS des premiers chrétiens.

 

Le tout offre un résultat qui nous semble remarquable, alliant puissance symbolique et subtilité des tons. Simplicité du volume et virtuosité plastique. Pour l’église Saint-Pierre, désormais, Jésus Fils de Dieu Sauveur rassemble ses disciples, de tous horizons, à la table